Bienvenue sur le Blog de la Loge de Recherches Catharisme et Tradition
(LO.R.CA.T)
Déodat Roché, 1937
Lorsque cet homme simple écrivait cette phrase en 1937, il ne se doutait pas que bien plus tard il serait catalogué parmi les « romantiques ». C’est ainsi que l’on désigne aujourd’hui ces premiers chercheurs du catharisme de la fin du 19ième et du début du 20ième siècle. Mais la réalité n’est elle pas toute autre ? Les historiographes « tatillons », comme les nomme Elizabeth Poulain, ne se préoccupent plus « d’humain » et encore moins de divin, trahissant peut-être une partie de leur formation : les sciences humaines.
Car il s’agit bien de cela : la Formation. Encore un mot qui subit les outrages du temps et tente difficilement de s’adapter. Former est un terme galvaudé de nos jours. Les entreprises forment leurs employés afin d’obtenir plus de rendement et d’argent, de résultats et de profits. Les partis politiques forment leurs lieutenants, dans le but d’obtenir le pouvoir à plus ou moins long terme. Les Eglises forment leurs fidèles avec plus ou moins d’intégrisme pour mieux contenir leur liberté individuelle et spirituelle. Mais le terme en lui même n’est-il pas à prendre avec plus de transcendance ? Il y a la « création » dans formation ; il y a l’action de construire une œuvre, qu’elle soit profane ou sacrée. En la matière, c’est à dire dans ce qui nous préoccupe dans cet article, l’Homme qui forme son être, l’Homme qui est parti tel le pèlerin sur le chemin de la connaissance, formera son corps et son âme à la connaissance de l’Esprit. Ainsi il pourra donner à la totalité de son Être la juste forme, et la juste destination qui lui convient. Nous parlons bien de « sacré ». La formation spirituelle de chacun est le fondement de notre capacité à nous améliorer. Elle passe par la découverte majeure de notre potentiel. Comment, aujourd’hui, faire connaissance avec celui-ci ? Déodat Roché écrivait à Noël 1946 : « Une Tradition transmise avec ferveur par nos poètes veut que le Midi se réveille après un sommeil de sept siècles. Le réveil d’un peuple qui s’est sacrifié à l’esprit doit être essentiellement une renaissance spirituelle. »
En fait il s’agit de toute personne qui se pose les questions fondamentales. Qu’elle soit du midi ou du nord, de l’hémisphère sud ou de l’hémisphère nord. La spiritualité qui se rattache à la Tradition Humaine, sorte de fraternité adamique à travers les âges, nous montre le chemin à parcourir.
Eclaircissons donc ce mot : « Tradition ». Dans l’esprit de certains de nos contemporains il est emprunt de poussière, vieillerie, voire d’une fâcheuse tendance à la persévérance dans l’erreur. Une nouvelle fois les analogies que certains en font finissent par détruire ou du moins voiler le sens profond des mots. La Tradition, telle que nous la décrivions quelques phrases plus haut, est le plus pur chemin vers les Principes qui fondent toute vie sur notre Terre. A l’heure du développement durable il se trouve une poignée d’Hommes pour chercher comment nous allons rétablir des équilibres avec cette nature hostile et douce, cette carte à la fois Yin et Yang des éléments qui sont tout autant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nous. Plusieurs mouvements ont porté cette recherche au travers des temps. Parce qu’il vient un temps où l’on s’organise. Certains ont dévié vers leur ego et leur soif de pouvoir. D’autres ont été mangés pour être mieux digérés et parfois renaître au grès du temps et de la réincarnation de la pensée positive. Parmi ces mouvements , le catharisme a été de ceux qui ont marqués le temps. Commençons par leur rendre les honneurs qui se doivent : nommons les par leurs noms ; plus de cathares mais des Bons Hommes et des Bonnes Femmes. Ils sont humbles, doux et simples. Ils portent une tradition millénaire que l’on nomme le christianisme pur mais qui vient de plus loin. Le zoroastrisme est passé par là, le Bouddhisme et les religions primordiales de l’Egypte sont prégnantes. Les grottes sont des lieux de rencontres et de vie des rites qui leur permettent de rapprocher et de se raccorder à l’Esprit. Ils vivent leur liberté spirituelle individuelle. Ils portent de tout leur cœur le projet de « convaincre, de se défendre et de se propager » uniquement par « l’amour, la sagesse et la vérité » de leurs êtres profonds. Car « descendus dans un monde mauvais, les Hommes devaient y transformer le mal en un plus grand bien par la patience et par l’amour ». Ces initiés, hommes ou femmes sur le chemin de la connaissance, comme ceux d’aujourd’hui, ont choisi ce combat « dans le désir de libération de l’individualité humaine » comme l’écrivait D.Roché. Voyez comme l’esprit de ces êtres peut vibrer aujourd’hui et « coller » étrangement à la modernité.
Notre monde assiste actuellement à cette ferveur farouche d’assurer sa liberté spirituelle. Il recherche au delà des églises établies. Il se perd parfois dans les mouvements sectaires, c’est à dire qui le coupent du monde au lieu de le ramener vers son être profond. L’Homme peut ainsi choisir de vivre dans le monde et sans être du monde. Il peut tourner le dos aux dogmes pour aller chercher sa propre liberté. Non seulement il nous faudra assurer cette liberté spirituelle dans les temps qui viennent, mais je suis convaincu que nous pourrons l’assumer ! La structure des églises et des évêchés cathares de l’époque moyenâgeuse n’était qu’administrative. La possibilité qui était donnée à tout un chacun d’assister au rituel, et pour les plus en recherche, de vivre en participant à l’initiation et la formation de leur être (par choix !), marque le caractère intérieur, individuel et de volonté de liberté spirituelle.
Alors devant tant de questions, de modernité et d’optimisme, comment ne pas souscrire à la phrase de Déodat Roché qui ouvrait cet article ? Car après tout il ne faudrait qu’une poignée de personnes, régulièrement initiées dans la tradition chrétienne libre, convaincues de leur unité dans la diversité, ayant suffisamment d’humilité pour ne pas se croire maître ou gourou de qui que ce soit, ayant avancées sur ce chemin et étant reconnues, par les leurs, comme frères et sœurs en esprit et en Tradition, poursuivant ce chemin avec zèle et persévérance dans le bien, dans l’amour fraternel, excluant la violence et prêchant la tolérance et l’amour, il suffirait d’une poignée de personnes de ce type disais-je pour que les rites symboliques (j’insiste sur ce mot sur lequel nous reviendrons dans un autre article) des bons hommes et des bonnes femmes soient à nouveau actifs pour le bien et le bonheur de ceux qui y participent. Ceux-ci vivront ainsi cet espoir d’une « société meilleure rénovée » en avançant sur leur propre chemin, en vivant la Foi, c’est à dire la fidélité à leur être dans le respect de chacun. Peut-être par utopie, peut-être par romantisme, je crois en cela profondément. Peut-être parce que j’ai vécu cela comme quelques uns de mes amis, frères et sœurs, je suis convaincu de la réactivation possible de ces rites symboliques. Dieu insiste auprès de ceux qui recherchent leur raison d’être, non pas afin qu’ils souscrivent à un ministère (il serait une erreur à mon goût de remettre en route église, secte ou parti) mais pour qu’ils prennent la voie de la Connaissance et du partage dans l’amour fraternel. Chacun aura ce chemin à réaliser, qu’il en soit selon sa volonté.
Faber, le bâtisseur
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Al cap dels sèt cent ans, verdejara lo laurèl.
Félicitation pour ton article mon Frère.
pour trouver les bon bouquins.
http://www.blog.terre-nouvelle.fr/les-boutiques-terre-nouvelle/boutique-rose-croix-cathares-et-templiers
Je voulais vous faire part de mon premier roman sur le catharisme que vous pourrez trouver ici:
http://www.edilivre.com/doc/12405
Il pourra interesser nombre de vos bloggeurs
Bien cordialement,
Gilles Delatour